Malgré ces trois dernières années plutôt chargées, Jean-Jacques doit composer de nouveaux titres. En effet, le deuxième album n'était pratiquement composé que de titres écrits à la fin des années 70.
Un troisième album, au titre résolument plus correct pour EPIC, Positif, sort. Il se vend en quelques mois à 500 000 exemplaires, et devient Disque de Diamant (un million d'exemplaires) en 1995. Le premier titre extrait, Envole-moi, connaît le même succès que les 45 T précédents. John Helliwell, le saxophoniste de Supertramp, joue sur tout l'album. Roland Romanelli, célèbre accordéoniste qui a découvert les synthétiseurs au début des années 80, apporte sa totale connaissance des claviers.
Jean-Jacques fait l'Olympia du 26 mars au 1er avril. Si cela lui coûte toujours physiquement, la scène ne lui fait plus autant peur, d'autant plus que le public lui est acquis. Michael Jones l'accompagne sur cette tournée, d'abord sur un titre, puis sur deux, et de jour en jour, il devient musicien à part entière. Jean-Jacques lui écrit un titre, Viens, toujours sous le pseudonyme de Sweet Memories, mais le 45 T n'apporte pas à Michael la reconnaissance.
Le second extrait, Encore un matin, s'accompagne pour la première fois d'un vrai clip, réalisé par Bernard Schmitt, un ami d'enfance de Jean-Jacques. Les vidéo-clips précédents, qui tenaient plus du scopitone des années 60, avaient été réalisés gracieusement par RTL, d'après les volontés de Monique Le Marcis qui avait décidé de prendre Jean-Jacques sous son aile.
Jean-Jacques fait la couverture du magazine Chanson l'été 1984.
Le troisième extrait, Long is the road (Américain), accompagné d'un nouveau clip réalisé par Bernard Schmitt, connaît le même succès. En face B se trouve un inédit, P'tit blues peinard, qu'on retrouve sur l'intégrale 1981-1991.
EPIC n'en démord pas de vouloir exporter le succès de Jean-Jacques, et demande à Dominique Simpson-Jones, un auteur franco-britannique, d'adapter Envole-moi et Américain. Love Me Away et (USA) Long is the road, interprétés par Jean-Jacques et sortis en Allemagne, en Espagne et en Angleterre, ne connaissent même pas un succès d'estime.
Warner, devant les nombreuses demandes de fans, sort une compilation intitulée Jean-Jacques Goldman et Tai Phong : les années Warner, qui regroupent Sister Jane, When It's The Season, End of an End, ainsi que les six titres sortis en solo entre 1976 et 1978

